jeudi 14 juin 2018

En avant-première de la 27e édition du festival !

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La 27e édition du festival s'ouvre très prochainement; à moins d'1 mois des premières rencontres nous avons la chance de recevoir Christiane TAUBIRA pour une discussion autour de la lecture et de la littérature. Elle évoquera "Baroque sarabande" et ce sera aussi pour nous l'occasion de vous parler du programme incroyable de Lettres sur cour cette année !

Les infos pratiques :
- 17h à 19h dédicace à la librairie Lucioles
- 20h à 21h30 discussion en compagnie de Christiane Taubira
- 22h à 23h dédicace à l'issue de la rencontre

Entrée libre, sur réservation directement à la librairie Lucioles ou au 04 74 85 53 08

jeudi 7 juin 2018

Des livres dans vos valises, du Jazz dans vos bagages.


Nous y serons aussi pour vous présenter notre programme de cette nouvelle édition.


Le décompte est lancé, les programmes sont arrivés !

Les programmes sont enfin disponibles, l'occasion de prévoir votre week-end pour assister aux superbes rencontres qui s'annoncent pour cette 27e édition !

Prochainement vous pourrez retrouver le détail de la programmation ! 

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lundi 21 mai 2018

Rencontre avec Rodney St Eloi, invité à Lettres sur Cour en 2018 !




Rodney St Eloi était de passage à Vienne. Lettres sur Cour a eu le plaisir de le rencontrer le temps d’un mémorable dîner. Poète, essayiste et éditeur, il est né à Haïti. Il a étudié la littérature francophone à l’université Laval. Son mémoire « Émergence de la poétique créole en Haïti » porte sur l’histoire de la poétique créole. Depuis 2001 il vit à Montréal où il dirige les éditions Mémoire d’encrier.
« Aujourd’hui, je vis loin du pays…Celui qui part cherche toujours les raisons pour comprendre son départ. Le temps de l’exilé est cet exercice de deuil du pays perdu. » A la fin du repas Rodney St Eloi m’a offert un livre qu’il a écrit et publié en 2016 aux éditions Hamacs-Carnets, « Passion Haïti ».
« Haïti ce n’est pas un pays, c’est mon pays. » écrit-il au début du livre. L’étiquette « citoyen du monde » convient surtout à ceux qui ont oublié « le territoire dans les veines », pour reprendre le titre du beau livre de Jean François Létourneau publié par Mémoire d’encrier. 
Cette notion de territoire est un des thèmes qui sera exploré par les auteurs invités par Lettres sur cour cette année.
« A Montréal m’est venu l’humilité propre à toute existence, en m’attachant aux gestes simples et essentiels : nettoyer mon appartement, laver mon linge, choisir mes légumes, enfin être responsable de moi-même. La passion Haïti est née dans ces rues enneigées. »

Rodney St Eloi, poète aux magnifiques dreadlocks, respire et écrit le soleil, « parole après parole. Bouche contre bouche. Peau à peau. Et là on sait qui est qui. On sait comment va la vie. »
Une belle soirée de mai, merci. 

Philippe Morisson.

lundi 14 mai 2018

Invité à Lettres sur cour en 2018



Il sera notre invité le samedi 7 juillet, Marc Alexandre Oho Bambe, celui que l’on appelle « Capitaine Alexandre » : un romancier et un poète à la croisée des cultures mais aussi un slameur inspiré qui chante le blues et l’amour de la vie.

A lire, son premier roman Diên Biên Phù aux éditions Sabine Wespieser.

Vingt ans après Diên BiênPhù, Alexandre, un ancien soldat français, revient au Viêtnam sur les traces de la "fille au visage de lune" qu'il a follement aimée. L'horreur et l'absurdité de la guerre étaient vite apparues à l'engagé mal marié et désorienté qui avait cédé à la propagande du ministère. Au coeur de l'enfer, il rencontra les deux êtres qui le révélèrent à lui-même et modelèrent l'homme épris de justice et le journaliste militant pour les indépendances qu'il allait devenir : Maï Lan, qu'il n'oubliera jamais, et Alassane Diop, son camarade de régiment sénégalais, qui lui sauva la vie. Avec ce roman vibrant, intense, rythmé par les poèmes qu'Alexandre a pendant vingt ans écrits à l'absente, Marc Alexandre Oho Bambe nous embarque dans une histoire d'amour et d'amitié éperdus, qui est aussi celle d'une quête de vérité.

dimanche 1 avril 2018

« Aimititau! Parlons-nous ! »


Textes rassemblés et présentés par Laure Morali. Ce livre réunit des auteurs du Québec et des Premières Nations, à travers des correspondances, lettres et récits, courriels, poèmes et contes.


Le projet de Laure Morali était de présenter une multitude de voix pour exprimer la nécessité du vivre ensemble, « Nous et l’Autre », en confrontant nos imaginaires, sur la même terre, avec respect.
Laure Morali, poète, auteure de récits vit à Montréal. Elle est née à Lyon, enfance en Bretagne, elle est partie au Québec pour travailler sur une thèse sur le lien entre nature et spiritualité en littérature.
« La blancheur nous reliait les uns les autres. Nous suivions des pistes dans la neige pour manger ensemble » écrit Laure Morali. « Aimititau » est une histoire d’amitié.

Laure Morali abandonne ses études universitaires pour demeurer sur la Côte-Nord chez les Innus. Des liens se tissent, avec Joséphine Bacon par exemple : « c’est la terre qui peut nous sauver » écrit Laure Morali qui s’adresse alors à l’éditeur Rodney Saint Eloi pour réaliser son rêve. « Si tu rêves que ça doit être là, fais en sorte que ça existe, que cette possibilité se matérialise » lui répond le créateur de la maison d’édition « Mémoire d’encrier »

« Aimititau » incarne la poétique du territoire : le monde à venir sera fondé non seulement sur une éthique de la rencontre, mais également sur le partage des singularités. » Achille Mbembe.

C’est cet esprit de la rencontre qui a toujours animé Lettres sur Cour au fil des années. Le partage des différences, promesses de dialogues et de rencontres littéraires et musicales, voilà une belle invitation pour la prochaine édition les 6,7,8 juillet.


mercredi 14 juin 2017

LE PROGRAMME 2017


 LETTRES SUR COUR 

2017

Cour de la Cure Saint Maurice

Place Saint Paul



 Vendredi 7 juillet

12 h, Buffet littéraire
MARIE COSNAY, pour son oeuvre 
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et les Editions de l’Ogre 
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17 h, Lecture / Rencontre 
LINDA LË 
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19 h, Concert 
LEÏLA MARTIAL (voc), VALENTIN CECCALDI (vcl), 
Le Fil en duo.
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Samedi 8 juillet

12 h, Buffet littéraire 
HUBERT HADDAD présente la revue Apulée.
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15 h, Lecture /rencontre
 HUBERT HADDAD
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 Accompagnement musical : Saïd Idrisi Oudghiri (Darbuka) et Léo Fabre-Cartier (Oud, lotar)

17h, Lecture / Rencontre
CHRISTINE MONTALBETTI
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 Accompagnement musical : Sandrine Marchetti

19h, Concert
LOÏS LE VAN (voc), SANDRINE MARCHETTI (p), 
Les Yeux de Berthe 
sur des poèmes de Philippe Jaccottet.
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Dimanche 9 juillet

12 h, Buffet littéraire 
Hommage à PAUL DE ROUX
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17h, Lecture / Rencontre
BERNARD CHAMBAZ
 (lire plus) 
 Accompagnement musical : Kevin Fauchet

19h, Concert
LEÏLA HUISSOUD (voc, g), KEVIN FAUCHET (p, g, hca)
L'ombre
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lundi 12 juin 2017

INFOS PRATIQUES



Suivre l'actualité de Lettres sur cour

Au Trente, à la médiathèque de Vienne

Rendez-vous ce mardi 13 juin à 18h30 à la Médiathèque le Trente 
30 avenue Général Leclerc 38200 Vienne - 04 74 15 99 40
Accès bus : Lignes 2 et 3 l Arrêt quartier Saint-Germain


La médiathèque propose une rencontre littéraire en collaboration avec la librairie Lucioles :
"Quels livres dans vos valises ? Qu'allez-vous lire cet été ?"
Dans ce cadre, l'association est invitée à présenter la programmation  2017 de Lettres sur cour

http://www.letrente.fr/evenementmediatheque/livres-dans-vos-valises


Sur les comptes Facebook et Twitter de l'association

 


 

dimanche 11 juin 2017

LES AUTEURS INVITES : BERNARD CHAMBAZ

BERNARD CHAMBAZ




Dimanche 9 juillet, à 17h / Lecture rencontre : Bernard Chambaz
à la Cour de la Cure Saint Maurice, Place Saint Paul


Sans arrêt(s)

Oui, c’est au pluriel qu’il faudrait marquer les temps jamais morts que Bernard Chambaz fait vivre à la littérature présente. Souffle, coeur, esprit pourraient être les trois mots clés de son oeuvre mais ce serait bien réducteur, même si ces mots sont grands. Bernard Chambaz court. Il écrit et publie avec une énergie non dénuée - et c’est le paradoxe de l’oeuvre autant que sa beauté -, de douceur. L’histoire il la connait. Il l’a enseignée. C’est aussi avec elle, par elle, que son écriture prend corps, quelle qu’en soit la forme : roman, essai ou poème. Chambaz ne dit pas « recueil » pour cette dernière forme, il dit : «  livre de poèmes ». Le dernier qu’il a publié chez Flammarion est Etc, qui vient s’inscrire après le cycle d’Eté, achevé en 2010. Ce livre paraît dans le même temps que 17, au Seuil, série également, autant de Vies brèves que l’auteur se plaît à déplier pour nous lecteurs comme s’il avait suivi au plus près chaque instant de la vie de celles et ceux qui l’occupent. Donner vie, saluer la mémoire, faire revivre sont sans doute aucun l’intention majeure de l’auteur. C’est la mélancolie qui revient sans cesse, comme une ritournelle poétique parce qu’une fois pour toute, quelqu’un fut emporté qui ne cesse de revenir à la vie du poème. L’oeuvre de Bernard Chambaz est à la fois un tombeau et un ciel ouvert; un tombeau à ciel ouvert qui ne sera jamais refermé. Une myriade infinie de sujets tissés, un élan d’avenir, un paradoxe fabuleux, en voyage, en vivant, en écrivant, en courant. 
Quelques titres parmi les livres de poèmes, essais, récits, romans : Eté I, Eté II, Flammarion, Le Pardon aux oiseaux, Seuil, 1998, Une fin d’après-midi dans les jardins du zoo, Seuil, 2000, Dernières nouvelles du martin-pêcheur, Flammarion, 2014, Vladimir Vladimirovitch, Flammarion, 2015, Martin cet été, Julliard, 1994… 

Sylvie Gouttebaron

Bernard Chambaz, aux Editions Flammarion

Bernard Chambaz a également participé à plusieurs ouvrages de Franck Medioni, notamment Lettres à Miles, et réalisé des performances avec son ami Sylvain Kassap.

Bernard Chambaz et Sylvain Kassap

"S'il fallait renvoyer chez eux
Les mots arabes ou arabo-persans
Ça ferait du monde
Et un drôle de vide sur notre carte de séjour :
Azur hasard
D'algèbre à zénith
Jupe (ce serait dommage) & matelas & nuque (mon amour)"


Extrait de Vladimir Vladimirovitch
"Vladimir Vladimirovitch reprend son calepin. Il note : prédateur -celui qui vit de sa proie. Il le referme, l'ouvre à nouveau pour écrire : proie - être vivant dont un animal s'empare pour le dévorer. Puis il va chercher ses cahiers dans le tiroir. Et il se dit que tout se passe comme s'il était cerné par le Président Poutine et comme si le Président était cerné par les fantômes de Staline"

Extraits de etc. poésie
"Et cetera desunt - et ce qui reste manque
ce - [les choses]
disent les dictionnaires
mais davantage encore les êtres
disparus
en singulière disparition à tout jamais
- beaucoup au premier tiers de juillet -
l'été -
par un soleil éclatant"
"Fourré de lilas
à la frontière biélorusse
où mon amoureuse aux yeux verts
éternue
deux fois - c'est le pollen ou
l'amour -mais c'est quoi l'amour
peut-être
nos quarante-huit ans et demi aujourd'
hui ensemble - 
tout ça
ou rien que le lilas qui explose très doucement"